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Les investissements chinois en France sont en baisse

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Selon une étude de Baker McKenzie, les investissements chinois en France ont atteint 1 milliard de dollars en 2017, en baisse par rapport à 2016.

Les investisseurs chinois préfèrent l’Europe à l’Amérique du Nord. C’est la conclusion de la nouvelle édition du rapport « China Foreign Direct Investment », réalisé par le cabinet d’avocats d’affaires international Baker McKenzie, en collaboration avec Rhodium Group. Cette étude estime à 111 milliards de dollars les investissements directs à l’étranger des entreprises chinoises sur ces deux marchés en 2017.

Ces derniers se sont faits vers l’Europe en 2017, au détriment du marché nord-américain qui affiche un recul de 35% des IDE chinois avec seulement 30 milliards de dollars en 2017. Sur la même période, les IDE chinois en Europe ont augmenté de 76% pour atteindre 81 milliards de dollars. La Suisse, le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont les destinations les plus prisées des investisseurs chinois en Europe. La France arrive, sur le continent, en cinquième position avec 1 milliard de dollars en 2017 (contre 2,4 milliards en 2016).

DES IDE RECORDS EN EUROPE PERMIS PAR DES MEGADEALS CONCLUS EN 2016

Le montant record des IDE chinois en Europe est principalement dû à la finalisation reportée du « mégadeal » de 43 milliards de dollars conclu entre le conglomérat de chimie chinois CHEMCHINA et Syngenta, groupe suisse spécialisé dans la chimie et l'agroalimentaire. Ainsi, si le nombre de deals internationaux a augmenté de 6% pour atteindre 350 opérations en 2017, plus de la moitié de ces deals ne résultent que de la finalisation de transactions annoncées en 2016.

« L’initiative du gouvernement chinois de la « nouvelle route de la soie » (One Belt One Road - OBOR) prévoit la construction de routes, ports et voies ferrées dans 65 pays pour plus de 1 000 milliards de dollars. Ce projet massif d'expansion, visant à renforcer les échanges entre la Chine et le reste du monde, a dopé les IDE Chinois en Europe dans le secteur des transports, logistique et infrastructure. Ils sont passés d'un milliard de dollars en 2015 à plus de 16 milliards de dollars en 2017, notamment grâce à l'acquisition par China Investment Corporation auprès de Blackstone de Logicor Europe pour 12,5 milliards de dollars », explique Guillaume Nataf, partner chez Baker McKenzie.

REPLI CONJONCTUREL DU NOMBRE D’OPÉRATIONS AVEC LA CHINE EN 2017

Pourtant, le nombre de deals annoncés en 2017 est en baisse par rapport à 2016. En Europe, 133 deals ont été annoncés en 2017 contre 245 en 2016. L’Amérique du Nord affiche un recul encore plus significatif du nombre de deal signés en partenariat avec des entreprises chinoises, avec 78 deals en 2017 contre 315 deals en 2016. L’incertitude réglementaire semble avoir pesé sur les perspectives de développement à l’étranger des entreprises chinoises.

En effet, le durcissement des contrôles des autorités chinoises explique le nombre inédit d’opérations annulées sur le dernier semestre 2016 et le début de l’année 2017. Un rétablissement de la confiance des investisseurs en cours d’année a cependant permis de réduire le nombre d’opérations annulées en 2017 (19 opérations annulées, pour une valeur de 12 milliards de dollars, contre 30 opérations en 2016, pour un total de 75 milliards de dollars).

« Le dynamisme des opérations impliquant des investisseurs chinois a connu une forte chute à partir du 3ème trimestre de 2016 jusqu'à la première moitié de 2017. Le marché était alors dans l'attente de certaines clarifications. Maintenant que certaines règles relatives aux investissements en Chine et hors de Chine ont été précisées, l'activité redémarre très fortement. A tel point que 2017 est malgré tout la seconde meilleure année pour la zone Amérique du Nord, et la meilleure année pour l'Europe », conclut Anne Quenedey, partner chez Baker McKenzie.