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Les directions juridiques misent sur le numérique

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Face à un environnement réglementaire de plus en plus complexe, le numérique est considéré par les directions juridiques comme un outil indispensable dans la transformation de leur métier et de leur entreprise. Cependant, la maturité digitale des entreprises reste faible : 50% des directions juridiques estiment que leur maturité sur les enjeux digitaux est faible, 32% l’estiment moyenne et 18% considèrent qu’elles sont à un niveau avancé.

Les directions juridiques ont une bonne compréhension des enjeux du numérique pour leur métier : elles ont bien saisi ce que le numérique pouvait apporter à leur organisation. Néanmoins, l'étude « Transformation digitale de la fonction juridique », menée par PwC Société d'Avocats auprès des directions juridiques d’une centaine d’entreprises de tailles différentes, révèle que leur maturité numérique est faible.
Ainsi, la moitié des directions juridiques interrogées estime que leur maturité sur les enjeux digitaux est faible. Cette maturité contraste fortement avec la prise de conscience de la nécessité de basculer dans un mode de fonctionnement significativement plus digital. De plus, 32% d’entre elles estiment avoir une perception moyenne de leur maturité digitale. Seules 18% d’entre elles, considèrent qu’elles sont à un niveau avancé face à ces enjeux.
La maturité semble plus forte s’agissant des activités Corporate où les répondants déclarent utiliser des outils bien implantés sur le marché. Sur le contract management, seuls 3% des répondants ont entièrement dématérialisé leurs contrats et disposent d’un processus de signature électronique et 8% disposent d’un logiciel déployé au niveau de l’entreprise.

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« La philosophie collaborative propre au digital est loin d’être bien ancrée au sein des directions juridiques. Ces dernières ne conçoivent pas clairement la façon d’intégrer en pratique le digital. Il faut également comprendre que de tels chantiers de transformation prennent du temps et requièrent un  engagement fort de la part des directions juridiques et de leurs sponsors au sein de l’entreprise. Enfin, les technologies étant récentes et évoluant rapidement, les directions juridiques manquent de visibilité sur l’ensemble des cas d’usage et la façon d’implémenter ces nouvelles technologies», explique Audrey Benguira, Directeur chez PwC Société d’Avocats en charge de l’étude.

Priorités des directions juridiques sur le digital

Selon l'étude, les directions juridiques  vont utiliser les outils numériques d'abord pour dématérialiser la documentation, les processus et le reporting. 
Puis, les directions juridiques souhaitent utiliser ce levier afin de faciliter la collaboration entre les différentes parties prenantes de l’entreprise.
Enfin, elles souhaitent miser sur le digital afin d’améliorer la conformité à l’environnement réglementaire.

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Si l’étude met en lumière le caractère incontournable de l’intelligence artificielle (IA) dans les années à venir (notamment pour la veille juridique, la gestion des contrats, l’audit juridique ou encore le reporting et la rédaction d’actes), les répondants n’envisagent pas de l’intégrer à court terme. « L' IA et son utilisation dans le domaine du droit pose aujourd’hui un enjeu majeur. Elle est vue par les juristes à la fois avec une certaine crainte vis-à-vis de leurs fonctions mais aussi avec l'espoir d'alléger les tâches rébarbatives comme, la veille juridique, les recherches ou le knowledge management, permettant ainsi de se concentrer sur les tâches d'analyse à valeur ajoutée. Mais attention au fantasme de la boîte magique : l' IA est efficace dès lors que les données sont en quantité suffisante, mais c’est la qualité des données qui sera le vrai sujet », commente Cécile Debin, Associée chez PwC Société d’Avocats.

Arnaud Dumourier (@adumourier)