Le directeur juridique, business partner incontournable dans l'entreprise

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L’Association of Corporate Counsel (ACC) vient de publier son enquête annuelle "Chief Legal Officier Survey". En 2019, le directeur juridique apparaît plus que jamais comme un business partner.

Conduite auprès de 1640 directeurs juridiques basés dans 55 pays, l'enquête de l'Association of Corporate Counsel (ACC) donne un aperçu des défis auxquels sont confrontées les services juridiques des grandes entreprises, en France et en Europe.

Un rôle clé dans l'entreprise

L'étude confirme que les directeurs juridiques ont un rôle croissant dans l’entreprise notamment dans la définition d’orientations stratégiques.
73,9 % des directeurs juridiques européens déclarent reporter directement à leur PDG. Au niveau mondial, quand le directeur juridique ne fait partie du comité de direction, 70 % des directeurs juridiques interrogés répondent que leur équipe de direction les consulte systématiquement avant de prendre une décision d’affaire, soit une hausse de 11 points par rapport à 2018.

Le leadership, la gestion des affaires et la communication figurent en tête de la liste des compétences non juridiques que les directeurs juridiques européens cherchent à développer au sein de leurs équipes. La gestion de projet est également une compétence très recherchée, de même que l’analyse de données, témoignant de la montée en puissance du big data dans la vie des entreprises.

Cette année, 45 % des participants à l’enquête anticipent une hausse du budget de leur service dans les douze mois à venir. Cela représente une légère baisse par rapport au sommet de 56 % atteint en 2018, mais est en ligne avec les observations des précédents rapports, selon lesquels 43 % à 48 % des directeurs juridiques interrogés prévoyaient une hausse de leur budget.

Diversification des préoccupations

Conséquence de l’entrée en vigueur du RGPD, la principale préoccupation des directeur juridiques européens pour l’année 2019 est la donnée.
Ainsi, la confidentialité des données (72 %) arrive en tête des sujets , directement suivie par la lutte contre les violations de données et la protection des données d’entreprises (68,6 %). Les évolutions réglementaires et politiques, en tête des préoccupations en 2018, rétrogradent à la troisième place (65,8 %). Les questions d’éthique et de compliance, dont les problématiques d’anticorruption, ferment ce quatuor de tête (59,8 %).

Interrogés sur les principaux facteurs influençant le comportement des organisations dans lesquelles ils travaillent, les directeurs juridiques européens citent les nouvelles réglementations (50,8%), les technologies « disruptives » (39%), les fusions et acquisitions (37,3%) et les questions politiques (36,4%).

Enfin, au niveau des seuls services juridiques, le classement est quelque peu chamboulé. Pour les directeurs juridiques européens ayant participé à l’enquête, les facteurs ayant le plus d’impact sur le fonctionnement de leur département sont les fusions acquisitions (23,7 %), suivies par les questions d’éthique et de compliance (18,3 %), la lutte contre les violations de données et la protection des données d’entreprises, mais aussi les évolutions réglementaires et politiques (égalité, à 16,1 %).

Arnaud Dumourier (@adumourier)