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Les dirigeants d’entreprise et la qualité française : le management serait le premier vecteur de diffusion des processus qualité

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Si l’on en croit le Conseil National des Achats, l’industrie française se porte bien en 2019. Après plusieurs années de stagnation, les enjeux sont de taille. Avec en ligne de mire, la qualité des produits proposés au consommateur. À une époque où ce dernier ne semble plus jurer que par la transparence et la production locale, Veeva, spécialiste de la qualité et des affaires réglementaires au service de l’industrie des biens de consommation, et OpinionWay ont mené l’enquête auprès de 250 dirigeants français, pour s’enquérir de leur vision sur cet enjeu en tout point stratégique. Alors que le salon du Made in France ouvrira ses portes d’ici quelques jours à Paris, voici leurs réponses.

La qualité au centre de l’entreprise : un axiome reconnu par les dirigeants français

Les enjeux humains sont désignés comme les plus importants par les patrons français. En particulier la satisfaction client, qui constitue une priorité absolue pour 83% d’entre eux, tandis que le bien-être des collaborateurs revêt une importance capitale aux yeux de 43% des dirigeants sondés. Les autres enjeux de taille concernent davantage les résultats de l’entreprise : 34% des sondés citent la performance financière et 33% son image. Enfin, 28% des chefs d’entreprise mentionnent les processus qualité comme un enjeu important pour leur organisation.

Considérés isolément, les processus qualité s’avèrent toutefois un sujet de poids : 95% des dirigeants interrogés considèrent qu’ils constituent un enjeu essentiel ou important. Une prise de conscience qui croît selon la taille de l’organisation : les chefs d’entreprises de plus de 250 salariés sont 61% à considérer la qualité comme essentielle, contre 48% pour les entreprises en comptant 100 à 249.

Certains secteurs d’activité incarnent plus naturellement cette tendance que d’autres : les industries agroalimentaire, aéronautique, automobile et pharmaceutique font partie du quatuor de tête selon les chefs d’entreprises. Produits chimiques (10%), cosmétiques (8%) et électroniques (7%), en revanche, ne semblent pas rimer avec qualité aux yeux des patrons tricolores. Le signe qu’il est temps pour les acteurs de ces industries de redorer leur blason.

De grandes avancées dans la mise en place des processus qualité, mais le dernier kilomètre reste à parcourir

Un retour en arrière semble moins que jamais envisageable pour les entreprises qui souhaitent conserver leur avantage concurrentiel : 97% des dirigeants sondés estiment en effet que la diffusion des processus qualité au sein de leur entreprise s’est développée (72%) ou est restée stable (25%) au cours des cinq dernières années.

Malgré cela, 28% des chefs d’entreprise français concèdent que leur organisation ne possède pas de stratégie particulière pour implémenter ces processus et 18% d’entre eux n’envisagent pas de s’en doter. Un constat alarmant quand on sait que l’importance de bonnes pratiques en matière de qualité est reconnue par tous, et alors même que l’efficacité de ces stratégies n’est pas remise en cause : 96% des répondants ayant mis en place une stratégie de ce type s’en déclarent satisfaits.

« Nous vivons dans une ère industrielle où la qualité est l’un des piliers essentiels de l’activité. Les entreprises désireuses, non pas seulement de demeurer compétitives, mais de survivre, n’ont plus d’autre choix que de prêter attention à ces sujets, et intégrer la diffusion des processus qualité à la culture de leur organisation, » commente Romain Marcel, directeur général France et Europe de Veeva.

Sentiment de sécurité : attention au retour de bâton

89% des entreprises françaises se considèrent à jour voire même en avance (34%) en matière de qualité par rapport à leurs concurrents. Dans la comparaison au niveau européen comme au niveau mondial, les dirigeants interrogés se montrent plus prudents.

« Si l’on en croit l’opinion de ses chefs d’entreprise, la France tient son rang dans le domaine des pratiques qualité, et participant au concert des nations. Attention toutefois à l’auto-suffisance et à ne pas se reposer sur ses lauriers : il est crucial pour les entreprises françaises de garder un temps d’avance en la matière, sous peine de sanction immédiate de la part du marché et des consommateurs » décrypte encore Romain Marcel.

Une opportunité pour l’entreprise moderne

En matière de résultats concrets, les chefs d’entreprises estiment à la quasi-unanimité que l'implémentation d'un processus de qualité contribue à améliorer l’image de l’entreprise (98%), la satisfaction des clients (98%), renforcer la sécurité des processus de production (96%), et attirer de nouveaux clients (94%).

Encore faut-il savoir comment implémenter ces bonnes stratégies. Selon les dirigeants sondés, le management (45%) et la formation (32%) seraient les deux premiers leviers pour renforcer la diffusion des processus de contrôle qualité dans l’entreprise. La création d’un poste dédié arrive en troisième position, désignée par 14% des répondants. Les dirigeants des grandes entreprises, plus avancées en la matière, pointent notamment l’importance de l’engagement des managers pour développer les pratiques de qualité au sein de leurs équipes.

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Méthodologie

L’étude « Les dirigeants d’entreprise et la qualité » est destinée à comprendre et analyser la perception des dirigeants sur les processus qualité et leur diffusion dans les entreprises des secteurs des biens de consommation, de la chimie et des cosmétiques. Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 253 personnes, représentatif de la population des dirigeants d’entreprises comptant 50 salariés ou plus dans les secteurs des biens de consommation, de la chimie et des cosmétiques.